DENYSE GÉRIN ARTISTE VISUELLE

 

 

 

  

 

 

D

É

M

A

R

C

H

E

 

1

9

7

9

 

2

0

1

5



 
 

Denyse Gérin artiste multidisciplinaire a pratiqué la peinture, l’installation et la photographie. Depuis 1979, tous ses projets ont été reliés à l’atelier de l’artiste en référence avec l’histoire de l’art et réalisés par des moyens traditionnels comme la peinture, le collage. L’arrivée des nouvelles technologies et du numérique ont largement influencé sa pratique artistique au cours des dernières années en plus d’élargir encore davantage son champ d’activité. Depuis 2005 elle travaille exclusivement à partir de photographies se servant de l’ordinateur pour créer ses œuvres à l’aide du logiciel PhotoImpact.

Son premier projet de photomontages numériques intitulé PASSAGES SECRETS réalisé de 2005-2007 a clôt son cycle sur l’atelier. Les artistes Michèle Assal, Michèle Drouin et Francine Simonin lui ont ouvert les portes de leurs ateliers respectifs pour capter en images le lieu de leurs explorations et de leurs découvertes. Ces images parlent de l’atelier, du sien comme celui de l’autre, et de la nécessité de l’artiste à se définir à travers un lieu qui le représente et qui lui sert de point d’ancrage.
 
C’est au cours de ses déambulations dans le boisé de l’Île des Sœurs que l’idée d’amorcer une recherche sur les courants picturaux en commençant par le Paysage. ERRANCES PAYSAGÈRES, réalisé de 2007 à 2009, provient d'images captées durant les quatre saisons.

C’est en contemplant, un soir d’hiver, son lieu de séjour se reflétant à la fois sur la table en verre et dans les immenses fenêtres de son habitation que l’aspect intimiste de ces images l’a incitée à aborder «la Peinture de Genre». INTÉRIEURS NUIT, fut exécuté de 2009 à 2011.

En 2012, c’est par hasard qu’elle a retrouvé des négatifs de sa première installation à l’atelier : RÉCAPITULATION 1980-81-82, réalisée en 1983. On pouvait y voir le plancher de son atelier et sa reproduction en photos sur un des murs. Cette découverte a servi d’élément déclencheur pour choisir l’Abstraction comme quatrième projet intitulé : TRANSMUTATION : 1983-2013.


Poursuivant ma recherche sur les courants picturaux j’ai choisi, à l’automne 2014, de traiter de la NATURE MORTE. Afin de l’aborder d’une façon  ludique, j’ai choisi une loupe et un réflecteur, deux objets banals.  Le premier de forme convexe grossit les objets, l’autre, non seulement les éclaire, mais reflète les couleurs et les objets environnants. Ces deux objets aux particularités irradiantes et réfléchissantes peuvent très bien être jumelés dans un contexte insolite. 

D’où l’idée, à cause de l’appareil photo, de concevoir une fiction se rapprochant d’une intrigue fictive. Pour développer mon sujet, j’ai choisi une image créée numériquement provenant de mes archives. Elle devient le support pour imaginer diverses mises en scène, elle évoque le lieu où déroule l’intrigue et sert aussi de point de convergence.

Les œuvres créées jonglent indirectement avec le Pop’ Art, terme utilisé depuis le début des années 50 (en Angleterre) en réaction au lyrisme de l’expressionnisme abstrait apparu au début des années 40. Plusieurs facteurs expliquent ce rapprochement, les deux objets choisis sont bien réels, utilitaires, singuliers, ils proviennent de mon atelier. Il y a réhabilitation des objets choisis, ils deviennent objets d’art ce qui me permet de situer l’intrigue et de recomposer les éléments à ma convenance d’où les répétitions, les gros plans et l’utilisation de couleurs fortes et pures. En conclusion, dans cette recherche, le processus créateur dirige et rejoint, de manière indirecte, une investigation non résolue et qui reste ouverte, seul l’artiste reste le maître d’œuvre qui décide d’y mettre fin. Une exposition de cette série aura lieu au centre d'artistes  VOIX VISUELLES à Ottawa en avril et mai 2018.





 



 

 






Créer un site avec WebSelf
© Denyse Gérin 2011